Tout savoir sur la zone tendue et ses enjeux dans l’immobilier

Tout savoir sur la zone tendue et ses enjeux dans l'immobilier

Face à la demande croissante de logements, certaines zones urbaines présentent aujourd’hui une situation dite « tendue ». Au cœur des préoccupations des locataires, propriétaires et gouvernement, la notion de zone tendue soulève de nombreux défis en matière de politique du logement et d’aménagement du territoire. Dans cet article, nous vous proposons de découvrir ce phénomène et les mesures prises pour y faire face.

Comprendre le concept de zone tendue

Avant de détailler les spécificités des zones tendues, il est nécessaire de revenir sur les fondamentaux de cette classification. En effet, une zone tendue correspond à un secteur géographique où la demande en logements est particulièrement élevée, générant des difficultés pour les candidats locataires ou acheteurs à trouver un bien immobilier adapté à leurs besoins et capacités financières. Cette situation engendre alors une augmentation des prix de l’immobilier et, par conséquent, pose un problème de pouvoir d’achat pour les ménages concernés. Les zones tendues sont réparties en trois catégories : zones tendues A, zones tendues B et zones tendues C, en fonction de la gravité de la situation.

Les causes des tensions immobilières

Différents facteurs contribuent à la création d’une zone tendue :

  • L’attractivité économique et professionnelle : l’installation d’entreprises et la création d’emplois attirent de nouveaux habitants, qui se retrouvent en compétition pour se loger.
  • La qualité de vie : des villes offrant un cadre de vie agréable et dotées d’équipements publics (transports, éducation, santé) sont susceptibles d’amener davantage de personnes à s’y installer.
  • Le phénomène de gentrification : ce processus de transformation urbaine peut aboutir à l’exclusion progressive des populations initiales au profit de ménages aux revenus supérieurs.
  • Les contraintes géographiques et foncières : certaines villes ne disposent simplement pas de l’espace nécessaire pour construire de nouveaux logements et répondre ainsi à la demande croissante.
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Les conséquences sur le marché du logement

Le déséquilibre entre l’offre et la demande de logements dans les zones tendues a pour effet de créer une pression constante sur les prix. Ainsi, les loyers et les prix d’achat ont tendance à être plus élevés, rendant difficile l’accès à un logement pour certains ménages, notamment les moins aisés.

D’un autre côté, cette situation incite parfois les propriétaires à laisser leurs logements inoccupés, afin de bénéficier d’une meilleure rémunération lors de la prochaine location ou vente. Ce phénomène contribue alors à aggraver la pénurie de logements disponibles.

Une mobilité résidentielle limitée

Pour les locataires, vivre dans une zone tendue peut affecter leur choix de résidence et spécifiquement leur mobilité résidentielle. En effet, les ménages peuvent être contraints de s’éloigner des centres-villes pour trouver un logement accessible financièrement. Ainsi, ils doivent souvent se contenter de logements situés en périphérie, avec parfois une qualité moindre et des temps de transport plus importants pour rejoindre leur lieu de travail.

Les mesures engagées pour faire face aux zones tendues

Afin de lutter contre les problèmes engendrés par les zones tendues, diverses actions sont menées par les pouvoirs publics pour favoriser la construction de nouveaux logements et faciliter l’accès au logement pour tous les ménages :

  • Le dispositif Pinel : destiné à inciter les investisseurs à acquérir des biens immobiliers neufs ou réhabilités, ce dispositif octroie une réduction d’impôts sur le revenu en contrepartie de la location du bien pendant un certain nombre d’années.
  • L’encadrement des loyers : appliqué dans certaines villes comme Paris, cette mesure vise à limiter les augmentations de loyer lors de la mise en location ou du renouvellement du bail. Une référence est définie par arrêté préfectoral, et le loyer ne doit pas dépasser 20% de cette valeur.
  • La loi ALUR (Accès au Logement et Urbanisme Rénové) : promulguée en 2014, cette loi prévoit notamment la création d’un Observatoire Local des Loyers, l’amélioration de l’information des locataires et propriétaires bailleurs ou encore la facilitation de la mise en copropriété des immeubles.
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Par ailleurs, certaines collectivités locales partenaires du Plan national Action Coeur de Ville mènent également des actions favorisant la réhabilitation et la densification du parc immobilier existant, telles que la restauration de logements anciens vacants ou la transformation de locaux commerciaux en habitations.

Un bilan mitigé face au défi des zones tendues

Aujourd’hui, les zones tendues restent un sujet d’inquiétude pour les ménages concernés ainsi que pour les acteurs impliqués dans la régulation du marché immobilier. Si certaines politiques publiques engagées permettent d’atténuer les conséquences négatives sur le logement, il est néanmoins nécessaire de poursuivre et d’intensifier les efforts pour faire face à la demande croissante et garantir l’accès au logement pour tous.

De nouvelles solutions innovantes doivent être envisagées, en complément des dispositifs existants, afin de mieux répondre aux besoins des populations, tout en assurant une cohésion sociale et territoriale durable.

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